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La tenue vestimentaire "On devient l'homme de son uniforme"
Un concept fort, servi par des éléments originaux, une cohésion, une unité, bref une reproduction fidèle de ce qui a fait le succès du concept d'origine ; la franchise, c'est la réitération du succès du franchiseur. Parmi ces éléments divers, concentrons-nous un instant sur un aspect du concept, trop souvent ignoré ou négligé : la tenue vestimentaire, avec les contraintes liées au droit du travail.
A l'heure où l'on voit fleurir, au grand désarroi de certains employeurs, les piercings et tatouages, l'uniforme n'est-il pas la réponse la plus appropriée aux dérapages ou aux fautes de goût ? D'abord, soulignons-le, parce que le salarié qui accepte le principe d'un uniforme est généralement aussi celui qui acceptera la nécessaire discipline, les procédures, les directives. Sans vouloir transformer le franchiseur en "généralissime" (encore moins en dictateur) observons quand même que le laisser-aller vestimentaire est souvent l'indicateur d'une dérive plus profonde. On peut faire dans la demi-mesure (un gilet comme à la FNAC, une veste comme chez DARTY) mais ceci peut ne répondre qu'imparfaitement à la problématique posée. Car le couvre-chef est un signe fort de reconnaissance (le Général de Gaulle et son képi, le commandant Cousteau et son bonnet rouge, l'abbé Pierre et son béret ). L'uniforme renforcera la signalétique, complétera utilement le mobilier et les agencements du concept pour faciliter la reconnaissance visuelle immédiate : on saura tout de suite où l'on est. Ne lésinons pas sur la qualité ; sans qu'il soit peut être indispensable de faire appel à Karl LAGERFELD ou à Christian LACROIX (encore que ) on peut imaginer qu'il existe de jeunes créateurs qui ne demandent qu'à être connus et dont le talent est déjà prometteur. Si l'uniforme est réussi il sera flatteur, et son prestige rejaillira non seulement sur celui qui le porte mais encore sur le réseau tout entier. Après qu'on aura conçu l'uniforme, il faudra en contractualiser l'usage : par une annexe au contrat de travail, par un chapitre du règlement intérieur :
Tout cela aura un coût, mais est-ce vraiment cher comparé au budget communication ? A quoi sert d'avoir un concept éprouvé si l'image est gâchée par le personnel de vente ?
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