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Existe-t-il un droit Les contrats de franchise sont généralement conclus pour une durée déterminée à lissue de laquelle les relations entre les parties prennent fin. Cependant, lorsque leur collaboration se révèle fructueuse, franchiseur et franchisé ont tout intérêt à la maintenir au delà de la période contractuelle initiale. Voilà pourquoi, il est dusage dintégrer dans les contrats de franchise une clause qui autorise et organise leur renouvellement à larrivée du terme. Dans la pratique, il arrive que le franchiseur et son franchisé ne tombent pas daccord sur le principe dune reconduction du contrat, lune des parties (le plus souvent le franchiseur) souhaitant ne pas faire perdurer la relation commerciale avec son partenaire. La question se pose alors de savoir si lune des parties peut exiger - le cas échéant en mettant en avant limportance de ses résultats et son implication dans le réseau - le renouvellement du contrat de franchise. A cette interrogation la jurisprudence répond de façon non équivoque en affirmant labsence de droit au renouvellement du contrat. Elle tempère cependant le principe en admettant que le cocontractant écarté puisse obtenir des dommages et intérêts lorsque le non-renouvellement sest réalisé de manière abusive.
Le droit de ne pas renouveler un contrat de franchise ou de concession à durée déterminée est fermement consacré par la jurisprudence. Le non-renouvellement est effet considéré comme « lexercice dun droit contractuel » (Cour dAppel de Paris, 12 novembre 1962) et ne doit pas être confondu avec la rupture unilatérale du contrat avant son arrivée à terme, rupture qui ouvre le droit à des dommages et intérêts. La faculté de refuser de reconduire un accord de franchise trouve
notamment sa justification dans linterdiction des engagements à
durée perpétuelle et dans le principe de la liberté
contractuelle. Le fait pour un franchiseur daccepter le maintien de relations contractuelles avec son partenaire à lissue du contrat mais uniquement sous une autre forme que la forme du contrat initial (en demandant par exemple au franchisé de devenir commissionnaire-affilié) ne constitue pas en tant que tel un abus.
La partie qui souhaite ne pas reconduire la relation contractuelle doit le faire sans porter atteinte aux intérêts de son partenaire. La jurisprudence a, par de nombreuses illustrations, permis de préciser ce principe :
Martin LE PECHON |